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Les 7 questions qui retournent le plus sur la vaccination anti Covid

Après une année d’inquiétude et le retour de la période de confinement, nous voilà enfin soulagés par la campagne de vaccination qui a déjà débuté depuis décembre 2020. Toutefois, il conviendrait d’éclaircir les zones d’ombre et répondre à certaines questions, il s’agirait par ailleurs des questions que posent fréquemment vos patients au téléphone comme au cabinet.

Lequel est le meilleur (types de vaccin) ?

Le premier arrivé n’est pas forcément le meilleur, ceci dit que fiabilité, sécurité, immunisation durable doivent être les maîtres mots du choix d’un vaccin. Pour le vaccin Pfizer/BioNTech, d’après un compte-rendu de la FDA de 53 pages sur les données de l’essai, est d’une efficacité confirmée à 95%, Quant à Moderna, il est d’une efficacité très proche, de 94,1%, les deux administrés en deux doses.

Quels effets secondaires?

Comme tout médicament, un vaccin peut avoir des effets secondaires. Ils sont souvent bénins, mais parfois plus grave. Le rapport de la FDA sur le vaccin Pfizer/BioNTech, confirme que ce dernier peut causer des réactions douloureuses au niveau de l’injection dans le bras, suivis d’effets indésirables comme les maux de tête, les courbatures, la fatigue et parfois la fièvre (15,8%). Mais, deux effets indésirables graves sont relevés par la FDA, et ce, lors de l’administration du vaccin : une blessure à l’épaule liée à l’injection ainsi qu’un cas de gonflement des ganglions. Quelques cas graves de réactions allergiques ont également été signalés. D’ailleurs, depuis le début de la vaccination en France, un cas d’allergie a été confirmé en janvier par le ministre de la Santé Olivier Véran.

Est-ce totalement gratuit ?

La vaccination contre le Covid-19 est totalement gratuite pour tous, d’après le premier ministre Jean Castex, qui a précisé que le gouvernement a consacré 1,5 milliard d’euros dans le budget de la sécurité sociale pour 2021.

Est-ce obligatoire ?

Emmanuel Macron a affirmé, dans son allocution du 24 novembre, que la vaccination ne sera pas obligatoire en France. Il a d’ailleurs souhaité que cette période contre la pandémie de coronavirus se déroule « de manière transparente, en partageant à chaque étape, toutes les informations, ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas ».

Qui sont les personnes prioritaires ?

Suivant le projet du gouvernement, un million de personnes devrait être vacciné en priorité en janvier. Les personnes prioritaires sont alors :

  • les personnes âgées en établissements : établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), unités de soins de longue durée (USLD), résidences autonomie, résidences services seniors ;
  • les personnels qui travaillent dans ces établissements, lorsqu’ils sont à risque de développer une forme grave de la Covid-19 ;
  • les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social ;
  • les pompiers et les aides à domicile âgés de 50 ans et plus et/ou présentant des comorbidités, depuis le 4 janvier 2021 ;
  • les personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés et leurs personnels âgés de 50 ans et plus et/ou présentant des comorbidités ;
  • des personnes âgées de 75 ans et plus, vivant à domicile à partir du 18 janvier 2021 ;
  • les personnes âgées de 50 à 64 ans ;
  • les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique (sécurité, éducation, alimentaire) ;
  • les personnes vulnérables et précaires et les professionnels qui les prennent en charge ; les personnes vivant dans des hébergements confinés ou des lieux clos ;
  • le reste de la population majeure.

Si toutefois, un patient a déjà eu la Covid-19, c’est-à-dire une forme symptomatique, la HAS souligne qu’il n’y a pas lieu de vacciner systématiquement ces personnes. La HAS recommande de respecter un délai minimal de 3 mois après l’apparition des premiers symptômes.

  • Les créneaux qui se libèrent du jour pour le lendemain peuvent être donnés à n’importe qui, sous réserve qu’il ait plus de 18 ans

Où peut-on se faire vacciner ?

Le ministère de santé a consacré un service en ligne sur le site Sante.fr, afin de permettre aux citoyens d’identifier rapidement un centre de vaccination, à proximité de chez eux et prendre rendez-vous.

Efficacité à long terme ?

Nombreux sont les scientifiques qui s’accordent sur le fait qu’un vaccin ne peut se confirmer que sur le long terme… Aujourd’hui, il faut au moins un délai de six mois pour pouvoir analyser le taux d’anticorps pour les personnes vaccinées. Pour Pfizer et BionTech, avant leur commercialisation, on parle d’une protection de 28 jours après le début de la vaccination (à raison de deux doses espacées, d’une durée allant de 21 jusqu’à 42 jours (source : communiqué de l’Agence du médicament en France)). Si le but du vaccin consiste à protéger des formes graves du virus, on n’a pas encore la confirmation que le vaccin peut freiner la transmission du virus. Il est nécessaire donc selon la HAS d’attendre des preuves tangibles de ce fait.